Les armoiries sont à mettre en relation avec une personne ou un groupe de personnes liées entre elles par les liens du sang – armoiries familiales – ou par l’appartenance à une collectivité politique organisée selon le droit – armoiries de municipalités, de communes, d’ordres religieux, de chevalerie, etc.
Sous le régime féodal, les armoiries sont celles du seigneur. Font exceptions les bourgs et villes qui ont obtenu des franchises leur accordant d’avoir leur propre conseil municipal: Fribourg, Bulle, Romont, Estavayer-le-Lac, Gruyères, Morat. Les armoiries sont le signe extérieur d’une autorité indépendante. Les communes n’existent pas.
Sous l’Ancien Régime (1536 – 1798), au delà des Anciennes Terres qui dépendent directement de la Ville de Fribourg, le territoire du canton de Fribourg est divisé administrativement en bailliages. Chacun a ses armoiries qui sont en général celles d’un ancien seigneur. La première représentation des armes de Fribourg entourées des écussons des bailliages se trouve sur un vitrail de 1536 au Musée d’art et d’histoire. La plus célèbre est celle qui figure sur le panorama de Martini (1606), en haut à gauche. Les villages qui se différencient mal des paroisses connaissent un début d’organisation en matière de gestion des espaces communs (pâturages, forêts) et d’assistance à leurs ressortissants. Leur autonomie limitée est surveillée par les baillis. Ils n’y pas d’armoiries villageoises.
Sous la République helvétique (1798 – 1803), les armoires font partie des symboles de l’Ancien Régime qu’il s’agit d’effacer à tout prix. On n’en parle plus.
Sous la Médiation et périodes suivantes (à partir de 1803), les communes sont constituées selon une loi qui ne parle pas d’armoiries. En régions rurales, les nouveaux conseils communaux ont bien d’autres préoccupations que de se choisir des armoiries. L’armorial du Père Apollinaire Dellion, publié en 1865 – une bonne référence, quoique non exhaustive – ne comporte en tout et pour tout que 45 armoiries de villes et de communes.
En 1918, M. Frédéric-Th. Dubois commença la publication des armoiries communales, sous forme de cartes postales, et le Conseil d’Etat décida, le 16 juillet de la même année, que cette édition privée se ferait sous les auspices des Archives de l’Etat (selon H. de Vevey, Armorial, 1943).
En 1941, quelques 120 communes du canton – sur un total de 284 – n’en possédaient pas encore. Elles furent alors obligées d’en choisir pour pouvoir figurer à la galerie d’honneur de Schwyz à l’occasion des fêtes du 650e anniversaire de la Confédération. Cette première collection complète des armoiries communales fribourgeoises a été publiée en 1943 dans un armorial approuvé par la Direction des communes et paroisses.
Heraldica
L’Institut fribourgeois d’héraldique et de généalogie est fier de vous présenter l’application Heraldica. Cette application vous permet de rechercher des blasons à partir de divers critères tels que les meubles, les émaux, les attributs, et bien d’autres.
De plus, un glossaire héraldique, basé sur le Dictionnaire des termes du blason de J.B. Rietstap, est mis à votre disposition pour enrichir vos connaissances.
Il convient de préciser que l’application se concentre sur la description des blasons et non sur leur représentation graphique en tant qu’armoiries. Actuellement, les blasons disponibles concernent principalement la Suisse.
Nous espérons qu’elle vous aidera, par exemple, à identifier un blason que vous auriez rencontré mais qui vous était inconnu.
Heraldica inclut également l’accès à une collection d’armoiries et d’écus signalés par nos utilisateurs. Ces éléments sont géolocalisés et consultables via une carte interactive, vous permettant de visualiser leur emplacement.
L’app est disponible sur Android ici (en français, allemand et italien) et sur le web.